Anne SultanAnne SultanNée.
Giflée par les corps distordus dans May B de Maguy Marin un soir après le lycée. Entre dans la danse. Travaille alors à tarer son corps. Jusqu’entendre l’enfant spectateur dire un soir à son père « ils dansent faux ». Merci l’enfant. S’investit dans la compagnie du chorégraphe Boris Jacta. Chorégraphie depuis 2001 dans un danser-faux de la marche, de la chute. Désarticule sa danse en lignes brisées, cassées. S’étire jusqu’à risquer ses propres limites. Se tord en solos, duos, dans des théâtres ou des couloirs désaffectés. Débarque inopinément dans des salles de classe et des cours d’école. S’expose sur tables en cours de chimie.

Incite les enfants à creuser leur danse. Danse en silence et sonorise le mouvement. Danse en musiques créées par le compositeur Siegfried Canto.
Écrit en résidences de création.

Tombe gravement malade. Une guerre de cinq années. Se bat se débat à temps plein. Ressurgit après la capitulation de la maladie. Remonte sur scène. Danse faux parmi des radiographies devenues personnages. Écrit pour la scène. Écrit faux distord fragmente le corps de la langue. Écrit Adagio maladie.
Veut porter cet écrit sur scène.
À suivre.

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